Un pas de plus vers un statut de directeur supérieur hiérarchique au sein d’une école territorialisée !
20 mars 2026
Groupe de travail « référentiel métier des directeurs d’écoles »
Jeudi 12 mars, le ministre Édouard Geffray a remis sur la table le référentiel métier des directeurs, rejeté en 2025 par l’ensemble des organisations syndicales. FO refuse que les directeurs soient redevables et coupables des conséquences d’un budget 2026 qui mène à la catastrophe. Le SNUDI‑FO propose aux autres organisations syndicales une initiative commune pour que le référentiel ne paraisse pas.
Dans ce GT, alors que la direction craque, rien n’a été annoncé pour améliorer les conditions de travail : pas d’allègement des tâches, pas d’aide administrative, pas décharge supplémentaire, pas de revalorisation au contraire c’est une avalanche de responsabilités supplémentaires destructrice pour l’école que souhaite passer en force le ministre.
Les nouvelles missions prévues dans le référentiel
Gestion du remplacement : « Le directeur d’école exerce également un rôle d’anticipation et de régulation des absences des enseignants : afin d’assurer une bonne continuité pédagogique, il appuie l’inspecteur de l’Éducation nationale et les services départementaux dans la recherche de solutions de remplacement. »
Directeurs« garants » du fonctionnement des écoles et du respect de la réglementation.
Directeur prescripteur de besoins d’accompagnement PPCR : « Le directeur d’école formule des besoins de formation professionnelle et d’accompagnement de l’équipe à l’IEN. »
Les évaluations, boussole et couperet de la capacité du directeur à conduire une école : « Le projet d’école est ajusté aux besoins des élèves objectivés par un travail commun fondé sur l’analyse des résultats de l’école aux évaluations nationales, l’ensemble des évaluations menées par l’équipe pédagogique et sur l’évaluation de l’école. »
Directeur chargé de fliquer ses collègues doit « s’assurer que l’équipe enseignante et la famille ont des échanges réguliers sur les progrès des élèves et notamment sur leurs résultats aux évaluations nationales », et mesurer « l’impact de la mise en œuvre du projet sur le progrès des élèves ».
Territorialisation de l’École publique : le directeur d’école contraint d’organiser, notamment, le lien entre le scolaire et le périscolaire, « veille à ce que le projet d’école s’articule avec l’action des partenaires », « œuvre au renforcement de la complémentarité entre le projet d’école et les activités périscolaires proposées ».
Le directeur seul responsable de la situation des élèves en difficulté ou en situation de handicap. C’est à lui, et uniquement à lui, que reviendrait la responsabilité de « mobiliser les différents dispositifs d’appui pour répondre aux besoins particuliers de chaque élève (PPRE, PAP, APC, soutien renforcé, stages de réussite), […] de solliciter le pôle ressource, notamment le Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED), […] de solliciter l’expertise de l’enseignant référent à la scolarisation des élèves en situation de handicap (ERSEH) pour expertiser les situations […] et de se rapprocher du pôle d’appui à la scolarité (PAS) ».