Canicule 2026 : l’école a tenu, mais à quel prix ?

13 juillet 2026 Par SNUDI FO 64 Non

Canicule 2026 : l’école a tenu, mais à quel prix ?

La canicule de juin 2026 a mis en lumière une réalité que les personnels connaissent depuis longtemps : de nombreuses écoles et établissements ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs.

Pendant plusieurs jours, personnels et élèves ont travaillé ou été accueillis dans des locaux dépassant parfois les 30 °C dès le matin. Les fiches SST font état de maux de tête, vertiges, nausées, vomissements, malaises, crises d’asthme, évacuations médicales et arrêts de travail.

Les écoles sont restées ouvertes, les examens ont eu lieu, les personnels ont assuré leurs missions. Mais à quel prix ?

À tous les niveaux, des solutions ont été recherchées avec les moyens du bord : prêts de ventilateurs, changements de salles, transferts dans des locaux extérieurs, adaptations des emplois du temps. Les équipes ont souvent dû compenser par leur investissement personnel l’absence de réponses structurelles à la hauteur des risques rencontrés.

L’administration a invité les organsiations syndicales à répondre à une réunion RETEX canicule lundi 6 juilet et demandé à ce qu’on réponde à un questionnaire pour tirer les leçons. Pour FO, le principal enseignement de cet épisode est clair : la santé et la sécurité des personnels et des élèves doivent devenir une priorité de même niveau que la continuité du service public.

FO revendique :

  • des investissements immédiats pour un véritable plan de rénovation thermique des écoles et établissements ;
  • des solutions de rafraîchissement efficaces adaptées aux locaux les plus exposés ;
  • des seuils de température et des indicateurs sanitaires déclenchant des mesures automatiques de protection ;
  • une gestion départementale coordonnée lors des épisodes majeurs de chaleur ;
  • la prise en compte des signalements SST dans les décisions ;
  • la protection effective des personnels vulnérables en vigilance verte et de tous en vigilance rouge
  • la reconnaissance en ASA des absences directement liées aux conséquences sanitaires de la canicule ;
  • l’intégration du risque chaleur dans l’organisation des examens nationaux.

Examens : une question d’égalité

FO considère que les conditions observées lors du brevet et du baccalauréat ont posé une véritable question d’égalité entre les candidats. Selon leur centre d’examen, leur salle de composition ou leur horaire de convocation, les élèves n’ont pas tous composé dans les mêmes conditions.

La chaleur, la fatigue, les difficultés de concentration ou les malaises ne peuvent être ignorés lorsqu’il s’agit d’épreuves nationales.

Plus jamais des élèves et des personnels ne doivent passer ou faire passer des examens dans des conditions susceptibles de compromettre leur santé ou l’égalité de traitement entre les candidats.

Plus jamais ça

Les épisodes de chaleur extrême ne sont plus exceptionnels. Ils vont se reproduire.

L’école ne peut plus compter uniquement sur le dévouement des personnels pour compenser les insuffisances du bâti, le manque d’équipements ou l’absence de critères de décision. Ce retour d’expérience doit déboucher sur des mesures concrètes pour que la protection des personnels et des élèves soit enfin placée au cœur des décisions.

Retrouvez l’intégralité de l’analyse et des propositions de FO dans le rapport complet de retour d’expérience adressé à l’administration.